Le lendemain, on nous a emmenés pour préparer l’abrit de notre capitaine qui se trouvait dans le bois, mettre de la terre et des tôles. Les abrits qui se trouvaient déjà construits par le 9e, furent vite remis en état et ils étaient faits proprement et ressemblaient à des maisons de plaisirs tout en se parrant des obus de petit calibre.
Ensuite, nous avons revenus à nos pièces pour continuer nos abrits qui étaient à demi construits mais qui n’avaient rien de solide, et comme on savait que l’on ne devait pas rester longtemps là, on avait pas le courage de travailler.
Dans notre nouvel appartement, nous avons trouvé quantité de tabac et de linge sale. Le soir, j’ai reçu lettre de Paris et de Coupet.
Cette nouvelle position n’était pas connue des boches et à 3mètres, aussi on y était tranquile et on entendait pas comme à notre ancienne position les obus et les balles. Aussi avant de se coucher Levannier nous a joué quelques morceaux et Garnier nous a chanté une chanson qui nous a amusé et pour avoir plus de grâce il était monté sur un de nos abrits. Il y en a même qui ont dansé dans les champs voisins, mais depuis que l’on y passe, ils sont tassés et à peu près uni. Le soir, à environ neuf heures ½, un avant train et trois attelage du 9e d’artillerie sont venu chercher un caisson de munition.
Là, j’ai vu quelquechose que je me rappelerai longtemps: le caisson rempli d’obus était légèrement enterré et avait sa flèche abatue, un des conducteur attelle ses chevaux par derrière le caisson. Après une brusque secousse, le caisson sorti mais les patins posant à terre, avec le brusque mouvement, firent que le caisson s’abatti sur les chevaux, qui, heureusement n’eurent pas de mal et pour les détteler on fut obliger de démonter complètement les bricoles après quoi, on a pu relever le caisson à la main et comme il y avait une porte qui était ouverte, en soulevant le caisson, tout les obus sont tombés, et, c’est une chance qu’il n’y eu pas d’accident.
Dans la nuit, je n’ai pas pris de garde.
mardi 1 septembre 2015
lundi 31 août 2015
Mardi 31 Août 1915
Le lendemain qui était mardi, en me levant, j’ai préparé mon sac, tout mon paquetage, car le soir, je partais avec quelques camarades à une nouvelle position au sud du bois de Puvenelle, tout près de la ferme du puis.
Nous avons quitté Blénod à 3 heures, avec tout le paquetage et montés sur des avants trains, nous avons pris la direction de notre position. En sortant de Blénod, au lieu de suivre la route, nous sommes partis dans les près par un mauvais chemin, mais qui était bon parce que les boches ne pouvaient nous apercevoir. Nous avons traversé un petit ruisseau, une bonne secousse nous a remis les fesses en place, de cet endroit, nous avons partis au trop, dans la prairie, le long de la rivière par un chemin affreux pour arriver à Jezainville, petit pays sombre en flanc de coteau, avec des rues étroites.
On n’y a vu que des soldats d’infanterie colonial. Nous avons passé près de l’Eglise, la mairie et par un chemin sinueux, nous avons gagné les bois, après avoir suivi ces chemins, nous avons arrivés à une clairière, dans un bas fond, mais qui est ombragée par de grands arbres.
Nous étions arrivés à une centaine de mètres, sur notre droite était la position de batterie. Après avoir pris nos sacs qui était sur les galerie, nous avons aménagé dans nos nouveaux abris qui parraissaient assez bien installés. Nous étions pour relever le 9e d’artillerie, qui, lui devait reprendre notre place au bois Munier.
Nous leur avons laissé tout notre matériel, 2 pièces et deux caissons et une pièce contre avion qui se trouvait à Vide Bouteille. Eux, nous ont laissé deux pièces et deux caissons pour la batterie. Je ne parle pas des caissons de ravitaillement. Nous n’avons relevé qu’une pièce à la fois. Et ceux qui restaient du 9e nous ont invités à mangé avec eux. Nous avons été très bien reçu.
Dans la nuit, j’ai pris une faction seul de 12 h à 2 h au poste d’observation qui se trouve sur la droite, en arrière de notre position et pas très loin du bois.
Nous avons quitté Blénod à 3 heures, avec tout le paquetage et montés sur des avants trains, nous avons pris la direction de notre position. En sortant de Blénod, au lieu de suivre la route, nous sommes partis dans les près par un mauvais chemin, mais qui était bon parce que les boches ne pouvaient nous apercevoir. Nous avons traversé un petit ruisseau, une bonne secousse nous a remis les fesses en place, de cet endroit, nous avons partis au trop, dans la prairie, le long de la rivière par un chemin affreux pour arriver à Jezainville, petit pays sombre en flanc de coteau, avec des rues étroites.
On n’y a vu que des soldats d’infanterie colonial. Nous avons passé près de l’Eglise, la mairie et par un chemin sinueux, nous avons gagné les bois, après avoir suivi ces chemins, nous avons arrivés à une clairière, dans un bas fond, mais qui est ombragée par de grands arbres.
Nous étions arrivés à une centaine de mètres, sur notre droite était la position de batterie. Après avoir pris nos sacs qui était sur les galerie, nous avons aménagé dans nos nouveaux abris qui parraissaient assez bien installés. Nous étions pour relever le 9e d’artillerie, qui, lui devait reprendre notre place au bois Munier.
Nous leur avons laissé tout notre matériel, 2 pièces et deux caissons et une pièce contre avion qui se trouvait à Vide Bouteille. Eux, nous ont laissé deux pièces et deux caissons pour la batterie. Je ne parle pas des caissons de ravitaillement. Nous n’avons relevé qu’une pièce à la fois. Et ceux qui restaient du 9e nous ont invités à mangé avec eux. Nous avons été très bien reçu.
Dans la nuit, j’ai pris une faction seul de 12 h à 2 h au poste d’observation qui se trouve sur la droite, en arrière de notre position et pas très loin du bois.
dimanche 30 août 2015
Lundi 30 Août 1915
Le lundi, je suis descendu au repos à Blénod. En descendant, j’ai vu un obus de 250 qui a 1 m 20 de haut, un 77, un 150, un crapouillo et deux mines de deux formes différentes, les mines sont en forme tôle et font du dégas, surtout par le déplacement d’air.
L’obus de 250 n’a pas éclaté et c’est avec beaucoup de précaution que l’on a pu le ramené après l’avoir désamorcé et retiré la poudre qui se trouvait à l’intérieur. Dans ma journée de repos, j’ai écrit plusieurs lettres. Le soir, comme je n’avais rien à faire, je me suis couché de bonne heure.
L’obus de 250 n’a pas éclaté et c’est avec beaucoup de précaution que l’on a pu le ramené après l’avoir désamorcé et retiré la poudre qui se trouvait à l’intérieur. Dans ma journée de repos, j’ai écrit plusieurs lettres. Le soir, comme je n’avais rien à faire, je me suis couché de bonne heure.
samedi 29 août 2015
Dimanche 29 Août 1915
Ce jour-là, c’était dimanche, je croyais aller au repos, mais il y avait personne pour me remplacer. Je dus rester jusqu’au lundi. Toute la matinée, nous avons travaillé. Le tantôt, ayant eu des coliques, je me suis couché sans mangé. Levanier a pris la faction à ma place de 10 h ½ à 12 h ½. Ce soi-là, on nous a apris que nous allions partir quelques jours après, alors le travail en est resté là.
vendredi 28 août 2015
Samedi 28 Août 1915
Le lendemain, toujours les mêmes travaux. Ai reçu une lettre de Vaux. Rien d’important. Dans la nuit, j’ai pris la faction de 2 h ½ à 4 h ½.
Inscription à :
Articles (Atom)



