jeudi 27 août 2015

Vendredi 27 Août 1915

Le lendemain, j’ai reçu une lettre | d’Alfred |.  Nous avons recommencé notre roulement de repos, car il était arrêté depuis 4 ou 5 jours à cause des travaux. Ce roulement est recommencé parce que nous manquions de bois pour nos charpentes et nous étions obligés d’attendre. Ceux qui sont resté ont continué le terrassement, sans trop nous presser car nous manquions de bois.

Ce jour-là, les boches mécontent ont envoyé plus de cent obus sans faire beaucoup de dégas. Un obus, ayant mis le feu à un récipient de goudron, leur fit croire que tout Blénod était en feu. Le bombardement dura tout le tantôt. Dans la nuit, j’ai pris la faction de 10 h ½  à 12 h ½. Nuit calme. Canonade violente mais lointaine.

mercredi 26 août 2015

Jeudi 26 Août 1915

Le lendemain, nous avons continué nos travaux.

Ce matin, j’ai reçu trois cartes: | Merger | Pitollet | Lacroix |.  J’ai fait, à midi, un petit tour dans le bois, aux environs de nos pièces. Cela est triste de voir de si beaux arbres déchiqueté par les obus boches.  Le 4  juillet, cet endroit avait été bombardé par les boches avec des obus de tous calibres. Quel massacre: Des troncs creusés par les éclatements, des arbres et des branches cassés, des éclats et des balles d’obus parsemer de tout côtés.

Journée calme. Dans la nuit, j’ai pris la faction de 2 h ½ à 4 h ½. Cette nuit-là, on a entendu le canon, au loin, du côté des Eparges.

mardi 25 août 2015

Mercredi 25 Août 1915

Le lendemain, nous avons terminé l’abri de la 1ère pièce et le soir, nous avons recommencé l’abri pour la 2ème pièce: terrassement et charpente, rien de bien intéressant. Journée chaude et nuit froide. Cette nuit-là, je n’ai pas pris de faction, parce qu’il y avait un homme en trop et alors on se reposait chacun son tour. Reçu une lettre de Vaux.

lundi 24 août 2015

Mardi 24 Août 1915

Le lendemain, nous avons recommencé notre travail pour abriter nos pièces, travail assez fatigant, surtout quand on n’y a pas la main.


La journée s’est assez bien passé. Dans la nuit, j’ai pris la faction de 2 h ½  à 4 h ½.

dimanche 23 août 2015

Carnet 1, pages 8 et 9


Lundi 23 Août 1915

Le lendemain, nous avons continué notre terrassement. Tout alla pour le mieux, la charpente était montée de la veille, nous avons consolidé nos pilliers et fait le toit. Je ferai le détail de cet abri un peu plus loin.

Vers les onze heures, deux avions allemands ont venu survoler nos lignes, mais n’ont pu être atteint et sont rentrés dans leurs lignes. Le soir, nous avons continué nos travaux. Vers 3 h ½, un avion boche est venu jetter deux bombes sur Montauville, et vivement rentrer dans ses lignes.

Ce soir-là, n’ayant pas eu d’eau à boire, les cuisiniers ont été puni et après la soupe, nous avons été à l’eau, avec une dizaine de bidons, à la fontaine du père Hilarion, qui se trouve entre notre position et le point que nous bombardons.

Cette fontaine est située dans le fonds d’une vallée, dans une ancienne maison forestière, où pendant  2 mois, boches et français allaient à l’eau. Maintenant, cette fontaine est entre nos mains.

La maison du père Hilarion

Avant d’aller en cet endroit, celui qui était avec moi, m’avait emmené près d’une maison où réside un colonel. Cette maison est située derrière notre position, au pied du versant vu par les boches. Cet endroit est interdit et, ayant été vu nous avons pris le pas gymnastique.

Le soir, à la tombée de la nuit, quelques boches, ayant sorti de leur tranchée, pour poser des fils de fer, furent accueilli par quelques coups de canon. Il s’en suivit une vive fusillade qui ne dura que 5 minutes. Le reste de la nuit fut assez calme. J’ai pris une faction de 11h ½ à 12 h ½. C’est le cuisinier qui était puni qui a fait le reste.

samedi 22 août 2015