samedi 22 août 2015
Dimanche 22 Août 1915
Le lendemain, nous avons continué le terrassement pour abriter nos pièces. De nouveaux bois nous ont été amené pour les charpentes. Le tantôt, après la soupe, nous avons continué nos travaux. Toute la nuit, nous avons entendu le sifflement des obus.
Provoquée par les boches, une de nos pièces, nouvellement installée, leur a répondu et a incendié un dépôt de munitions installé à Pagny sur Moselle. Un nuage de fumée est resté dans la direction de ce village toute la soirée et une partie de la nuit. Les obus envoyés par les boches dans la direction de Blénod, tombèrent sur une maison, tuèrent 8 fantassins, une fille de 26 ans et un estropié de 22 eu la jambe coupée.
Le soir, comme c’était dimanche, il y eut un peu plus de gaité que d’habitude, un de nos camarades avait reçu la croix de guerre, un autre avait reçu une mandoline. Mais ce qui m’a le plus amusé, c’est un appelé Mouillon, qui était ivre, qui nous faisait des grimaces et riait comme un bossu et avait la bouche fendu jusqu’aux oreilles.
La nuit fut assez calme. Le parachute d’une de nos fusées vint tomber à peu de distance de notre campement, mais fut ramené par les fantassins. Dans le courant de la nuit, j’étais de faction de 2 h ½ à 4 h ½.
Provoquée par les boches, une de nos pièces, nouvellement installée, leur a répondu et a incendié un dépôt de munitions installé à Pagny sur Moselle. Un nuage de fumée est resté dans la direction de ce village toute la soirée et une partie de la nuit. Les obus envoyés par les boches dans la direction de Blénod, tombèrent sur une maison, tuèrent 8 fantassins, une fille de 26 ans et un estropié de 22 eu la jambe coupée.
Le soir, comme c’était dimanche, il y eut un peu plus de gaité que d’habitude, un de nos camarades avait reçu la croix de guerre, un autre avait reçu une mandoline. Mais ce qui m’a le plus amusé, c’est un appelé Mouillon, qui était ivre, qui nous faisait des grimaces et riait comme un bossu et avait la bouche fendu jusqu’aux oreilles.
La nuit fut assez calme. Le parachute d’une de nos fusées vint tomber à peu de distance de notre campement, mais fut ramené par les fantassins. Dans le courant de la nuit, j’étais de faction de 2 h ½ à 4 h ½.
vendredi 21 août 2015
Samedi 21 Août 1915
Le lendemain, j’ai continué à faire le terrassier, ce qui me plaisait assez, mais me fatiguait et me donnait appétit. Dans le tantôt, prévoyant sans doute une attaque boche, le lieutenant nous fit tirer à deux reprises: la 1ère fois 12 obus, la 2ème fois 15.
Le soir, après la soupe avec un camarade nous avons été à la lisière du bois dont on découvre très loin. On voit tout: au pied Pont à Mousson sur la Moselle, le chateau de Mousson sur une butte, la colline Sainte Geneviève, le côteau de Mousson. Ce jour, ayant oublié de mettre du coton dans mes oreilles, je suis resté sourd toute la soirée. De temps en temps on entend des mines ou des coups de fusil qui trouble la nuit. Ce jour-là, j’étais de faction de 10 h ½ à 12 h ½. La nuit fut assez calme.
Le soir, après la soupe avec un camarade nous avons été à la lisière du bois dont on découvre très loin. On voit tout: au pied Pont à Mousson sur la Moselle, le chateau de Mousson sur une butte, la colline Sainte Geneviève, le côteau de Mousson. Ce jour, ayant oublié de mettre du coton dans mes oreilles, je suis resté sourd toute la soirée. De temps en temps on entend des mines ou des coups de fusil qui trouble la nuit. Ce jour-là, j’étais de faction de 10 h ½ à 12 h ½. La nuit fut assez calme.
jeudi 20 août 2015
Vendredi 20 Août 1915
Le lendemain, réveil à 5 heures pour aller charger les arbres qui étaient restés au cimetière, mais quand nous sommes arrivés, ils étaient chargés.
En revenant, le lieutenant, ayant appris que je travaillais le bois, m’a convoqué, avec un autre pour préparer les bois destiné à la construction de l’abri des pièces.
Le tantôt, après la soupe, n’ayant plus de bois d’amené, j’ai fait du terrassement pour enterrer la pièce -- travail assez fort, surtout pour commencer, surtout qu’il y avait des racines et de la roche. Dans le tantôt, on attendait une attaque boche, alors on leur a envoyé une trentaine d’obus explosifs dans leurs tranchées, ce qui les a un peu calmé. Leurs canons ne nous ont presque pas répondu. Ils ont tiré plusieurs coups sur un de nos avions, sans l’atteindre.
La nuit fut assez tranquille. J’étais de faction de 2 h ½ à 4 h ½. On entendait quelques coups de fusil de temps en temps, et on voyait quelques fusées françaises et boches qui brillaient dans la nuit et ressemblaient à un feu d’artifice.
En revenant, le lieutenant, ayant appris que je travaillais le bois, m’a convoqué, avec un autre pour préparer les bois destiné à la construction de l’abri des pièces.
Le tantôt, après la soupe, n’ayant plus de bois d’amené, j’ai fait du terrassement pour enterrer la pièce -- travail assez fort, surtout pour commencer, surtout qu’il y avait des racines et de la roche. Dans le tantôt, on attendait une attaque boche, alors on leur a envoyé une trentaine d’obus explosifs dans leurs tranchées, ce qui les a un peu calmé. Leurs canons ne nous ont presque pas répondu. Ils ont tiré plusieurs coups sur un de nos avions, sans l’atteindre.
La nuit fut assez tranquille. J’étais de faction de 2 h ½ à 4 h ½. On entendait quelques coups de fusil de temps en temps, et on voyait quelques fusées françaises et boches qui brillaient dans la nuit et ressemblaient à un feu d’artifice.
mercredi 19 août 2015
Jeudi 19 Août 1915
Le lendemain, à 4 heures, debout, pour partir, nous emmenions avec nous trois gros arbres qui devaient servir pour fabriquer un abri, mais en arrivant au cimetière de Montauville, le chariot de batterie c’est brisé et les arbres sont restés là jusqu’au lendemain.
Ma 1ère journée au front c’est assez bien passé, et calme j’ai travaillé avec mes camarades à la construction d’une cuisine. Nous sommes très bien nourris: 2 quarts ½ de vin, 3 fois le café.
La position était, en ce moment, au bois Mugnier, ayant l’ennemi à 400 mètres sur sa droite, mais à gauche la 22e batterie pour soutenir.
A 4 heures ½, après avoir rempli des sacs de terre, avons tiré deux coups pour repérer. Le soir, j’ai pris la 1ère faction pour me mettre au courant, de 8 h ½ à 10 h ½. La nuit c’est bien passé, ai couché à 2 m. sous terre.
Ma 1ère journée au front c’est assez bien passé, et calme j’ai travaillé avec mes camarades à la construction d’une cuisine. Nous sommes très bien nourris: 2 quarts ½ de vin, 3 fois le café.
La position était, en ce moment, au bois Mugnier, ayant l’ennemi à 400 mètres sur sa droite, mais à gauche la 22e batterie pour soutenir.
A 4 heures ½, après avoir rempli des sacs de terre, avons tiré deux coups pour repérer. Le soir, j’ai pris la 1ère faction pour me mettre au courant, de 8 h ½ à 10 h ½. La nuit c’est bien passé, ai couché à 2 m. sous terre.
mardi 18 août 2015
Mercredi 18 Août 1915
Le lendemain, réveillé de bonne heure, avec mes camarades, je suis allé visiter les écuries qui sont sous le grand bâtiment dont j’ai parlé plus haut. Ensuite, j’ai écrit à quelques camarades. Après la soupe, avec Grosz, je suis allé dans la prairie pour prendre l’air et écrire quelques lignes.
Ce jour j’ai commencé à toucher la ration complète: 2 quarts ½ de vin à midi, café matin et midi.
Le soir, après la soupe ai sorti en ville avec Grosz et en rentrant j’ai appris que le lendemain, à 5 heures, je partais aux pièces, et alors j’ai tout préparé.
Ce jour j’ai commencé à toucher la ration complète: 2 quarts ½ de vin à midi, café matin et midi.
Le soir, après la soupe ai sorti en ville avec Grosz et en rentrant j’ai appris que le lendemain, à 5 heures, je partais aux pièces, et alors j’ai tout préparé.
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