mercredi 19 août 2015
Jeudi 19 Août 1915
Le lendemain, à 4 heures, debout, pour partir, nous emmenions avec nous trois gros arbres qui devaient servir pour fabriquer un abri, mais en arrivant au cimetière de Montauville, le chariot de batterie c’est brisé et les arbres sont restés là jusqu’au lendemain.
Ma 1ère journée au front c’est assez bien passé, et calme j’ai travaillé avec mes camarades à la construction d’une cuisine. Nous sommes très bien nourris: 2 quarts ½ de vin, 3 fois le café.
La position était, en ce moment, au bois Mugnier, ayant l’ennemi à 400 mètres sur sa droite, mais à gauche la 22e batterie pour soutenir.
A 4 heures ½, après avoir rempli des sacs de terre, avons tiré deux coups pour repérer. Le soir, j’ai pris la 1ère faction pour me mettre au courant, de 8 h ½ à 10 h ½. La nuit c’est bien passé, ai couché à 2 m. sous terre.
Ma 1ère journée au front c’est assez bien passé, et calme j’ai travaillé avec mes camarades à la construction d’une cuisine. Nous sommes très bien nourris: 2 quarts ½ de vin, 3 fois le café.
La position était, en ce moment, au bois Mugnier, ayant l’ennemi à 400 mètres sur sa droite, mais à gauche la 22e batterie pour soutenir.
A 4 heures ½, après avoir rempli des sacs de terre, avons tiré deux coups pour repérer. Le soir, j’ai pris la 1ère faction pour me mettre au courant, de 8 h ½ à 10 h ½. La nuit c’est bien passé, ai couché à 2 m. sous terre.
mardi 18 août 2015
Mercredi 18 Août 1915
Le lendemain, réveillé de bonne heure, avec mes camarades, je suis allé visiter les écuries qui sont sous le grand bâtiment dont j’ai parlé plus haut. Ensuite, j’ai écrit à quelques camarades. Après la soupe, avec Grosz, je suis allé dans la prairie pour prendre l’air et écrire quelques lignes.
Ce jour j’ai commencé à toucher la ration complète: 2 quarts ½ de vin à midi, café matin et midi.
Le soir, après la soupe ai sorti en ville avec Grosz et en rentrant j’ai appris que le lendemain, à 5 heures, je partais aux pièces, et alors j’ai tout préparé.
Ce jour j’ai commencé à toucher la ration complète: 2 quarts ½ de vin à midi, café matin et midi.
Le soir, après la soupe ai sorti en ville avec Grosz et en rentrant j’ai appris que le lendemain, à 5 heures, je partais aux pièces, et alors j’ai tout préparé.
lundi 17 août 2015
Mardi 17 Août 1915
Le lendemain je me suis levé assez bonheur parce qu’il faisait froid et je suis allé à la cuisine, boire le jus pour me réchauffer. Ensuite, nous avons été, à la 22e batterie, chercher nos sacs qui y avaient été déposé la veille par un fourgon de la 22. Là, j’ai fait la rencontre du M[aréch]al des Logis Chaudin. Les sacs de mes camarades avaient été fouillés, mais le mien était intact.
Nous sommes revenus le long de la Moselle canalisée. En arrivant au cantonnement nous avons été rendre visite au lieutenant et au bureau pour donner notre matricule. Le reste de la journée s’est assez bien passé, le tantôt, après la soupe, promenade au bord de la Meurthe.
Après la soupe du soir, promenade dans Blénod avec Grosz, Guyot. Ce jour-là, j’ai revu quelques anciens camarades du dépôt: Guyot, Delaye, Gauthier René, Gautier Alphonse, Kerevel, Mal des logis Chaudin qui est à la 22e Batterie et cantonné à la cartonnerie, la 21 et la 23 sont cantonnées dans une briqueterie située à Blénod-lès-Pont-à-Mousson. De là, on découvre Mousson, sur une colline au fond de la Meurthe. Pont à Mousson, au bas de la coline et sur le fleuve.
Le Bois-Le-Prêtre se trouve non loin de là, et par moment la canonade se fait entendre. Soit disant que la briqueterie appartenait à des allemands, et qu’ils n’osent pas bombarder pour cette raison, c’est qu’ils ont espoir d’y revenir. Cette usine est tout ce qu’il y a de bien sur la voie ferrée et le canal avec voies de garage, quai de débarquement -- un grand bâtiment de ciment armé, en construction, sert d’écurie et ce bâtiment représente plutôt une forteresse qu’une usine.
La ville est composé d’une seule rue sur la route de Pompey à Pont à Mousson. Petite ville très propre, avec prairie et côteaux riants, et, bien située pour le commerce.
Nous sommes revenus le long de la Moselle canalisée. En arrivant au cantonnement nous avons été rendre visite au lieutenant et au bureau pour donner notre matricule. Le reste de la journée s’est assez bien passé, le tantôt, après la soupe, promenade au bord de la Meurthe.
Après la soupe du soir, promenade dans Blénod avec Grosz, Guyot. Ce jour-là, j’ai revu quelques anciens camarades du dépôt: Guyot, Delaye, Gauthier René, Gautier Alphonse, Kerevel, Mal des logis Chaudin qui est à la 22e Batterie et cantonné à la cartonnerie, la 21 et la 23 sont cantonnées dans une briqueterie située à Blénod-lès-Pont-à-Mousson. De là, on découvre Mousson, sur une colline au fond de la Meurthe. Pont à Mousson, au bas de la coline et sur le fleuve.
Le Bois-Le-Prêtre se trouve non loin de là, et par moment la canonade se fait entendre. Soit disant que la briqueterie appartenait à des allemands, et qu’ils n’osent pas bombarder pour cette raison, c’est qu’ils ont espoir d’y revenir. Cette usine est tout ce qu’il y a de bien sur la voie ferrée et le canal avec voies de garage, quai de débarquement -- un grand bâtiment de ciment armé, en construction, sert d’écurie et ce bâtiment représente plutôt une forteresse qu’une usine.
La ville est composé d’une seule rue sur la route de Pompey à Pont à Mousson. Petite ville très propre, avec prairie et côteaux riants, et, bien située pour le commerce.
dimanche 16 août 2015
Lundi 16 Août 1915
Nous avons quitté cette caserne à 10 heures du matin pour prendre le train en gare de Toul, se dirigeant à Marbache où nous sommes arrivés à 12 heures ½.
Nous avons quitté cette gare à 3 h ½ après avoir mangé sur le bord de la Meurthe et Moselle, pour nous rendre à 14 km à pied. Arrêt à Belleville, à 3 km tête de ligne. Là, nous avons attendu la nuit pour partir avec un convoi de ravitaillement. Les chevaux et voitures vont au trot pendant 5 km ensuite on va au pas jusqu’à Blénot-lès-Pont-à-Mousson, la route étant repairée par l’ennemi, les voitures sont espasseés de 50 mètres.
Nous sommes arrivés à onze heures au cantonnement. Désignés par le lieutenant, pour être versés à la 23e Batterie, mes camarades et moi, nous avons été au dépôt de la batterie pour nous coucher.
Nous avons quitté cette gare à 3 h ½ après avoir mangé sur le bord de la Meurthe et Moselle, pour nous rendre à 14 km à pied. Arrêt à Belleville, à 3 km tête de ligne. Là, nous avons attendu la nuit pour partir avec un convoi de ravitaillement. Les chevaux et voitures vont au trot pendant 5 km ensuite on va au pas jusqu’à Blénot-lès-Pont-à-Mousson, la route étant repairée par l’ennemi, les voitures sont espasseés de 50 mètres.
Nous sommes arrivés à onze heures au cantonnement. Désignés par le lieutenant, pour être versés à la 23e Batterie, mes camarades et moi, nous avons été au dépôt de la batterie pour nous coucher.
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samedi 15 août 2015
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